2025 02 02 dimanche 11h DZP

Je reprends le Sandokai, la strophe 14 :

En avançant dans l'instant même, il n'y a ni proche ni lointain.

Il y a séparation comme une montagne d'une rivière, si vous avez des illusions.

Dans sa première traduction, Maître Deshimaru parle dans la deuxième partie de doute plutôt que d'illusions.

Le moindre doute sépare d'une distance grande comme une montagne est éloignée de la rivière.

En avançant vos pieds, c'est-à-dire en étant actif, on accède à l'ici et maintenant, et alors il n'y a aucune dualité, ni proche, ni lointain, aucune différence, moi, les autres. Alors les illusions, le doute, autrement dit le mental, le diable en fait (celui qui divise), ce qui nous sépare, disparaissent.

Si l'enseignement est ainsi, c'est parce qu'on a toujours, tous, cette tendance naturelle, comme disait Patrick tout à l'heure.

Le mental peut être stimulé par l'émotionnel, ou par un physique souffrant. Quelle que soit sa position, nous avons à faire, nous avons à nous éveiller, à ne pas dormir, à faire un effort, à ne pas se conforter dans cette position. Cela suppose de la foi, cela suppose les autres, la sangha. Et qui dit sangha dit maître. Ce qui nous donne mal aux genoux, ce n'est pas zazen, mais bien plutôt les difficultés de la vie sociale, familiale, biologique, l'âge, la maladie, notre stupidité, nos obsessions... Alors, on se raidie, comme disait Patrick.

Dernière édition le 2025-04-18 16:17

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Stéphane Chevillard est l'auteur de ces pages.
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