2025 04 23 mercredi 11h DZP
(Une pratiquante très régulière et de longue date est arrivée en retard suite à un problème de métro.)
Vous qui cherchez le chemin, je vous en prie, ne perdez pas le moment présent.
C'est ainsi que maître Sekito finit son Sandokai.
Comment on finit une chose est très importante, plus importante que comment on la commence, à fortiori lorsqu'il s'agit de la pratique. Je préfère que vous veniez à kinhin plutôt que vous nous quittiez à kinhin.
Alors, quelques 50 ans plus tard, ou selon certains historiens peut-être en même temps, maître Tozan commence ainsi son Hokyo zanmai (traduction de Me Deshimaru dans la première édition de son Livre des sutras).
Tel est le dharma, absolu.
Bouddha et les maîtres de la transmission n'en ont pas parlé,
mais vous pouvez l'obtenir à l'instant.
Aussi, je vous en prie, protégez-le.
Hokyo zanmai, maître Deshimaru le traduit par : « le samadhi du miroir précieux ».
Maître Tozan enfonce le clou de maître Sekito avec son Hokyo-zanmai.
Ils créent le tchan en Chine. Maître Tozan est le fondateur de notre école soto avec Sosan, son disciple successeur.
Il y est aussi question de lumière et d'obscurité. Il y est aussi question de l'éveil. Tous 2 enseignent par des images.
Comme eux, nous sommes au début de ce qu'est le zen dans un nouveau pays, dans une nouvelle culture.
Ce matin, Philippe a traité la question de la profondeur de l'enseignement. Plus exactement, il a interrogé ce qu'est la profondeur ? Est-ce qu'à la fin de zazen c'est plus profond ?
Est-ce que le zazen de Bodhidharma est plus profond que celui de maître Dogen ? Est-ce que le zazen d'un pratiquant débutant est moins profond que celle d'un pratiquant plus ancien ?
À la fin de sa vie, maître Dogen critiquait maître Rinzai, alors qu'il l'avait beaucoup impressionné plus jeune. À l'inverse, Philippe lit en ce moment avec bonheur maître Rinzai, il le trouve rafraîchissant.
Tel est le dharma, absolu.