2025 05 21 mercredi 12h DZP
En zazen, nous sommes entre deux extrêmes : celui de la torpeur, kontin, et celui de l'excitation, sanran.
Si nous n'entretenons ni l'un ni l'autre, zazen s'approfondit et jijuyu-zanmai, la joie du samadhi de zazen., s'approfondit.
Kyosaku.
Ce samadhi nous terrasse, pensée après pensée. On se rend compte que notre individualité n'a pas le dernier mot, que l'existence est finalement très simple et très heureuse.
Le paradoxe est que sans notre individualité, sans notre intelligence, sans notre énergie, nous ne serions pas ici.
Cette simplicité est le défi de notre vie. Une vache, c'est simple. La monter, ça devient du rodéo.
Tel est le dharma, absolu (c.-à-d.) sans doute (strophe 1).
Faire des erreurs est de bon augure,
nous dit Maître Tozan,
ne cherchez pas à les éviter.(1)
(1) Inspiré par la strophe 17, dans la traduction de Sheng-yen : In order to lead there must be a road. To be wrong is auspicious; Do not oppose it. Autrement dit, lorsque le Dharma révèle nos torts, n'insistons pas. (En termes chrétiens, cela donne : la repentance est le début de la conversion, vers le salut.) A contrario, il est heureux de faire des erreurs, car au moins nous sommes sur la voie, nous ne nous illusionnons pas.