2025 07 09 mercredi 12h DZP

On perçoit bien que le dojo s'est calmé au bout d'un quart d'heure, tout Paris s'est calmé, mais on doit continuer à revenir à l'instant présent à la concentration, la posture, l'expiration du moment.

Hier, J'ai rencontré un co-disciple de passage à Paris. On n'était pas d'accord sur mujo qu’il traduit par « changement ». Il disait que nous observions le changement. Je ne pense pas que ce soit le cas, en zazen tout du moins. On observe tout au contraire ce qui ne change pas, l'ego en fait partie. En zazen, on ne l'analyse pas, on ne le regarde pas, on ne s'y intéresse pas, on le laisse tomber. C'est ainsi qu'on peut apprécier les différents blancs : celui du héron, celui de la lune, celui de la neige, celui du miroir précieux.

Il ne s'agit pas de nous, mais de nous et de l'absolu. Maître Sekito, maître Sozan et maître Tozan ont créé les go‑i : ils ont distingué cinq degrés d'éveil, cinq modes de relation entre l'absolu et le relatif, entre nous et l'éveil, entre nous et la nature de Bouddha.

Kyosaku. Il n'y aura pas kinhin, vous pouvez donc décroiser, recroiser, comme bon vous semble.

Ils sont proches, mais non identiques.

Ils sont intimement mêlés, mais chacun comprend son état.

Maître Sheng Yen, ce maître taïwanais que j'ai déjà évoqué, traduit par :

parce qu'ils sont intimement mêlés, ils se comprennent.

Détendez-vous, non pas pour planer, mais pour pouvoir prendre la posture la plus forte possible afin que votre esprit personnel se précipite dans votre ventre. Il n'y a qu'un seul sujet, il n'y a qu'un seul objet.

Dernière édition le 2025-09-08 15:55

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Stéphane Chevillard est l'auteur de ces pages.
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