2025 09 10 mercredi 12h DZP

Je reprends l'Hokyo Zanmai de Maître Tozan.

La conscience, ce n'est pas langage.

Si l'occasion se présente, nous devons aller là aussi.

Et cette troisième strophe fonctionne avec celle qui suit :

Troublé par les mots, vous tombez dans un gouffre.

En désaccord avec les mots, vous arrivez à l'impasse du doute.

La conscience dont il est question, il s'agit bien du samadhi (Zanmai) de l'Hokyo Zanmai, le samadhi du miroir précieux. C'est ce que nous faisons maintenant.

Zazen s'enseigne : il y a de la technique. Et pourtant, la conscience ne dépend pas de cette technique. Si on reste bloqué sur la technique, on en fait un objet inatteignable, on se fatigue à l'appliquer. La technique est là seulement pour nous remettre dans les rails basiques : le haut, le bas, la gravité et l'inverse, l'énergie qui remonte, qui nous élève.

Il en est de même avec les préceptes, l'enseignement sur l'éthique, la morale. Chez nous, nous disons que les préceptes viennent d'eux-mêmes si l'on pratique sincèrement, c'est-à-dire avec application, avec effort.

Il y a toutes sortes de bouddhisme. Certains sont complètement basés sur la foi. Tellement bien que maître Deshimaru disait que l'amidisme, la foi en le bouddha Amida, était très proche du christianisme. Le bouddhisme de Bodhidharma est différent, car il inclut la foi, mais pas seulement.

En nous ramenant à cette vie-là, en nous ramenant à ce mètre carré qu'on occupe, on goûte à l'au-delà, au sans limites, à la non-dualité. Le silence n'est pas le silence. Le bruit est rappel au maintenant. Notre vie est inestimable.

Alors, si on ne s'empêtre pas dans les mots, mais qu'on les utilise avec confiance, peut-être que le social nous entendra.

Dernière édition le 2025-09-16 20:29

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Stéphane Chevillard est l'auteur de ces pages.
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