2026 01 28 mercredi 12h DZP

Le premier go‑i nous dit de

ne pas s'étonner que nous nous rencontrions,

car au fond de notre cœur, nous avons la beauté d'autrefois,

la beauté hors temps.

Que ce soit par le mérite de la concentration, ou par le mérite d'une pratique longue et régulière, nous pouvons apprécier datsu raku. C'est le deuxième go‑i.

Une vieille dame, ignorante, se retrouve devant un vieux miroir.

Elle voit clairement un visage. Mais ce n'est pas elle.

L'indifférence, l'équanimité, l'universel, se révélant au milieu des contingences.

Le premier et le deuxième go‑i. C'est ce que mon maître essaie de nous faire passer lorsqu'il dit que zazen est important pour ceux qui ne pratiquent pas, mais pour ceux qui pratiquent, zazen n'est vraiment pas important.

Beaucoup de choses dans notre pratique, apparaissent comme cette image de vieille dame ignorante. Par exemple, mushotoku. On peut être attiré par l'idée de mushotoku. On ne comprends pas mushotoku et on veut comprendre mushotoku. Mais tôt ou tard, on se rend compte qu'il n'y a que mushotoku, que le profit personnel est une simple illusion, une vanité.

Souvent, mon maître interroge la pratique et se demande si dans le fond, ce n'est pas l'âge plutôt que la pratique qui est la source des bienfaits. Comme cette vieille dame ignorante, nous avons la chance d'avoir rencontré la pratique, partager nos solitudes, avoir de vrais semblables.

Dernière édition le 2026-02-24 17:56

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Stéphane Chevillard est l'auteur de ces pages.
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