2026 09 23 mercredi 7h30 DZP
Hokyo zanmai, le samadhi du miroir précieux. Non pas un samadhi individuel, personnel.
Chez maître Tozan, il s'agit beaucoup de paires qui s'harmonisent. Plus on pratique, plus on avance sur la Voie, plus on se rend compte qu'on est très ordinaire, à quel point nous sommes comme les autres.
Maître Deshimaru saluait l'enseignement de maître Shinran1 du bouddhisme, pas zen, de l’amidisme. L'une des grandes paroles de ce Shinran est :
Si les braves gens peuvent atteindre la terre de Bouddha,
a fortiori les sales types.2
Il y a un youtubeur qui propage l'enseignement de Shinran3, un moine appartenant à l’une des écoles issues de ce maître. Il a tous les certificats. Et chez eux, comme dans le christianisme, dont d'ailleurs maître Deshimaru voyait bien leur similitude, voir sa nullité est la porte royale. Chez nous, c'est juste un aspect de la réalité humaine.
Maître Tozan dit que la progression sur la voie est comme le vajra, l’arme d'Indra, le chef des dieux, un dieu de la guerre. Il est dit que Bouddha aurait fait de cette arme vajra, littéralement « la foudre », une arme de paix4.
Le christianisme est une longue tradition d'étude des passions, des vices de l'homme. Si on lit maître Deshimaru, on le voit souvent éduquer ses disciples en les prenant comme exemples ou contre-exemples.
Le vajra, c'est bonno soku bodai, les illusions qui deviennent éveil.
De même qu’on ne peut pas vraiment parler de la non-pensée, de même il est difficile de parler de cette alchimie. Comment cela se fait-il que nous arrivons lourds au dojo et en ressortons légers ?
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Voir sa page Wikipedia ↩︎
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« Même les bons obtiennent la naissance dans la Terre pure, à plus forte raison les mauvais » in Le Tannishô: le bouddhisme de la Terre pure selon Shinran et ses prédécesseurs. Cinq textes traduits du japonais par Jérôme Ducor, Paris, Cerf, coll. « Patrimoines — Orientalisme », 2011, p. 28. ↩︎