2026 09 23 mercredi 12h DZP
(kinhin)
Que votre main droite épouse bien le poing gauche.
Maître Deshimaru voyait le ki comme un ressort, c’est pourquoi Philippe enseigne en kinhin de faire un petit pas vif, comme s'il jaillissait.
(zazen)
Laissez tomber les épaules. Laissez tomber l'expiration jusqu'au bas ventre. Amenez bien votre centre de gravité au niveau de vos mains, du mudra. Le poids du haut n'est pas sur les ischions, mais sur le périnée et les genoux.
Kyosaku !
Si la posture ne suffit pas pour faire tomber l'énergie du haut, demandez le kyosaku.
Dans l'Hokyo Zanmai, je vous ai parlé d'une strophe que j'ai sautée1. Finalement, je m'y attaquerai. Il y est dit :
Du cinq procède le trois,
Comme les cinq saveurs de la plante chisso2,
Comme les cinq griffes du vajra.3
Dans le monde bouddhiste, le zen a la particularité d'aborder les choses par sa fin. Bien sûr, trois et cinq font référence aux go-i, aux cinq degrés de l'éveil.
Là, il prend une image toute simple, celle d'une plante qui a la particularité d'avoir les cinq saveurs en elle. C'est cela le goût unique de zazen, que dès le premier zazen on peut percevoir.
Cette plante chinoise a aussi la particularité d'être stimulante.
S'il y a une différence entre bodhisattvas et moines/nonnes, on ne peut pas dire que c'est en termes de degrés d’éveil.
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Hokyo Zanmai, 12 ↩︎
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Hokyo Zanmai, 12-14 ↩︎