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réflexions de la grande assise

hexagramme ䷝ 重離 jūri (li)

Cet hexagramme du Yi Jing est cité dans l’_Hokyo Zanmai 12.

Voir la traduction 🤖 de la page Wikipédia chinoise

sur le trigramme li, citation

in Figures de l'immanence, de François Jullien, chapitre 1 :

Rajoutons encore un trait à chacune de ces figures et nous obtenons la série des huit trigrammes. En formant un système déjà relativement complexe, ceux-ci sont en mesure de représenter les principaux « phénomènes » (xiang au sens de faxiang(o)). Ceux du monde au-dehors : Qian ☰ le ciel et Kun ☷ la terre ; Zhen ☳ le tonnerre et Xun ☴ le vent ; Kan ☵ l'eau et Li ☲ le feu; Gen ☶ la montagne et Dui ☱ le lac. En même temps que les principales dispositions intérieures et leurs modes d'activité : la dureté (Qian) et la malléabilité (Kun), la secousse initiale (Zhen) et la pénétration en douceur (Xun), le danger enfoui (Kan) et l'éclat de la lumière (Li), l'immobilisation du repos (Gen) et le déploiement de la joie (Dui).

sur l’hexagramme li, citations

in Yi Jing. Le Livre des Changements, Cyrille J.-D. Javary et Pierre Faure, p. 488 :

Dans cette figure où le Yang est majoritaire, voire excessif, l’importance d’une stratégie Yin est soulignée par la présence de traits souples aux deux places centrales.

in__Zhou Yi - Commentaires du Yi Jing intégral, de Zhou Jing Hong et Carmen Folguera, p. 165 :

La traduction du nom de l’hexagramme aurait pu être Interdépendance, mais nous lui avons préféré Clarté en raison de la répétition du trigramme Li, Feu, qui le compose et aussi parce qu’une juste compréhension de cette reliance universelle relève d’un esprit éclairé.

Pourquoi Deshimaru le nomme « shuri » ?

Selon 🤖 GLM 5.3-flash :

« shuri » est la trace orale du chant liturgique, entendue puis retranscrite.

Le mot d'origine : 重離, lu « jūri »

Le 重離六爻 de la strophe 12 se chante en sino-japonais, en lecture on'yomi : 重 se lit jū, 離 se lit ri. Donc « jūri rokugyō » — « les six lignes du double Li ». C'est le chant que Deshimaru a entendu toute sa vie au zazen de Sawaki ; quand il cite l’Hokyo Zanmai dans un kusen, il ne cite pas un texte, il cite le chant tel qu'il l'a dans le corps.

De « jūri » à « shuri »

Le son /j/ japonais (dans jū) est un son mélangé, entre « dj » et « ch » — et l'oreille francophone, comme toute oreille, le classifie : très souvent en « ch » ou « sh ». « Jūri » entendu devient « shuri » écrit. Une hypothèse secondaire, que je marque comme spéculative : Deshimaru était de Saga, l'accent du Kyūshū affaiblit parfois ce /d͡ʑ/ vers [ʒ], ce qui rapproche encore le son entendu du « sh » français.


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